Marsa Alam, c'est ce qu'Hurghada était il y a trente ans : moins d'hôtels, des trajets plus longs et des récifs qui voient une fraction du trafic. C'est le bon choix pour les plongeurs qui veulent la mer plus que la station — et le mauvais pour qui souhaite de la vie nocturne à distance de marche.

Qu'est-ce qui rend Marsa Alam différent ?

Trois choses. D'abord la plongée du bord : plusieurs baies ont ici un récif assez proche pour entrer depuis la plage plutôt que de monter sur un bateau. Ensuite les grands animaux : dugongs, tortues en nombre et, à l'automne, les requins longimanes d'Elphinstone. Enfin l'espace : des sites qui accueilleraient six bateaux au large d'Hurghada n'en comptent souvent qu'un ou deux ici.

La contrepartie, c'est la logistique. Moins de vols directs, des transferts plus longs et des hôtels dispersés le long d'un vaste littoral.

Les sites autour desquels bâtir son séjour

  • Abu Dabab — baie à herbiers avec des tortues vertes résidentes et, avec un peu de chance, des dugongs. Peu profond, facile, et aussi bon en snorkeling qu'en plongée.
  • Elphinstone Reef — un pinacle au large dont les tombants plongent au-delà des limites de la plongée loisir. Courants forts, plongeurs confirmés et requins longimanes en octobre-novembre.
  • Marsa Shouna et Marsa Mubarak — baies abritées, parfaites pour les plongées de formation et pour croiser tortues et raies sans longue navigation.
  • Samadai (Dolphin House) — un récif protégé abritant un groupe résident de dauphins à long bec, avec un système d'accès strict qui maintient une partie du lagon interdite aux bateaux en permanence.

Les descriptions complètes des sites, avec profondeurs et niveaux, sont sur les sites de plongée de la mer Rouge.

Marsa Alam convient-il aux débutants ?

Pour des baies d'entraînement calmes, peu profondes et abritées — oui, et parmi les meilleures d'Égypte. Pour les sites qui ont fait la réputation de Marsa Alam — pas vraiment. Elphinstone est une plongée confirmée avec du vrai courant, et les récifs du large récompensent l'expérience.

Une lecture honnête : formez-vous à Hurghada, où c'est moins cher et la logistique plus simple, puis venez à Marsa Alam une fois que vous aurez vingt ou trente plongées et que vous saurez en profiter.

Quand faut-il y aller ?

L'eau reste entre 22 et 30 °C toute l'année. Octobre et novembre sont les mois à viser pour les requins longimanes d'Elphinstone. Le printemps offre les conditions de surface les plus calmes. L'été est chaud à terre et le plus fréquenté dans l'eau ; les baies à dugongs se remplissent dès le milieu de matinée, partez donc tôt.

Le détail mois par mois se trouve dans Quand plonger en mer Rouge.

Marsa Alam ou Hurghada ?

En bref : Hurghada pour apprendre, pour le choix, pour des vols moins chers et pour un séjour où les non-plongeurs doivent aussi s'occuper. Marsa Alam pour des récifs plus tranquilles, la plongée du bord, les dugongs et les chances de grandes rencontres. Aucun n'est meilleur ; ils répondent à des questions différentes.

Nous les comparons en détail dans Hurghada ou Marsa Alam.

Organiser une semaine

Cinq journées de plongée plus une journée de repos : c'est le schéma qui fonctionne — Elphinstone exige des conditions correctes, et garder de la souplesse permet de décaler la journée plutôt que de la perdre. Les forfaits de plusieurs jours font nettement baisser le prix à la plongée ; voyez tous les forfaits et formations.

Parcourez tout à Marsa Alam, ou envoyez-nous vos dates et nous organiserons la semaine.

Site par site, avec profondeur, difficulté et temps de bateau pour les quinze que nous plongeons : le guide des sites de plongée de Marsa Alam.